Le costume permettait d'identifier rapidement l'origine sociale de son porteur, mais aussi son appartenance à la communauté villageoise. Il en découle une véritable codification du costume, dès 1685 il existait même à Strasbourg un livre qui était une sorte de règlement vestimentaire.
Costume des musiciens
Le costume des musiciens est très particulier, car il reprend la tenue portée par les serviteurs du Baron Pierre RIELLE de SCHAUENBOURG dans les années 1870 et dont le château est implanté à Geudertheim. A partir de septembre 1886, la société de musique paysanne de Geudertheim adopta définitivement ce costume. Il se compose d'une culotte courte "à la française", d'une paire de bas blancs, d'une chemise blanche, d´un gilet rouge orné de boutons dorés, d'une veste grise et d'un bonnet en fourrure grise.
Un homme se différencie de l'ensemble et porte une redingote noire et un tricorne. Ce personnage était autrefois le "Maire" de la société de musique aujourd'hui, ce costume est porté par le directeur de la musique.

Costume des danseurs
Le costume des danseurs se compose d´un pantalon blanc et d´un veston noirs ("Mutze" ou "Juppe"), d´une chemise blanche, d´un gilet rouge orné de boutons dorés ("Bruschti" comme le plastron des femmes) et d´un chapeau à larges bords en feutre noir et calotte plate.

Le costume des conscrits
Les conscrits sont les jeunes du village, garçon ou fille, qui vont fêter leurs 18 ans. Mais c'est l'année des 20 ans qui détermine le nom de la classe. Au départ la conscription ne concernait que les hommes qui étaient appelés à partir à l'Armée. Le costume de conscrit se compose d'un pantalon, d'une chemise blanche, d'un tablier brodé avec le nom du village, le nom ou les initiales du conscrit, l'année de naissance et l'année des vingt ans et d'un chapeau surmonté d'un bouquet de plumes et divers éléments symboliques comme une grappe de raisin ou des oranges par exemple et des rubans qui rappellent ses conquêtes féminines.
 
Costume des danseuses
Les différences de religion se manifestaient plus dans les jupes.
Les jeunes filles catholiques portaient généralement des jupes
rouges sans décor avec une fine ganse noire dans le bas. Les protestantes, quant à elles, portaient plutôt des jupes vertes, bleues
ou violettes qui devenaient rouges à la Pentecôte.
Autre particularité des protestantes : elles portaient à la base de
leur jupe un ruban, souvent en velours broché et fleuronné.
Les rubans de velours noirs surpiqués au pied de la jupe indiquaient la richesse de la femme. Plus la jupe d'une femme possédait de rubans, plus la femme était riche. Elle pouvait posséder entre 1 et 6 rubans. Ils permettaient à un homme et à sa famille de savoir si une femme était un beau parti. Très prisés
entre 1830 et 1860, ces costumes alsaciens sont tombés en
désuétude entre les deux guerres.
La coiffe à grand ruban noir est le symbole de l'Alsace bien qu'elle n'en soit pas la plus représentative. Elle a surtout été portée par les femmes de régions très localisées,
comme le Kochersberg et le Pays de Hanau au Nord de Strasbourg. Associée à une jupe rouge
bordée de velours noir et un boléro de velours noir à paillettes sur la blouse blanche, cette coiffe
devient le symbole du folklore alsacien. Ce costume a été abandonné entre 1871 et 1918 en signe
de résistance contre l’Allemagne et remis en honneur lorsque l'Alsace est redevenue française. La coiffe présente quelques variantes :
les protestantes portent uniquement un noeud noir à pans plus longs derrière. Pour les catholiques qui n'étaient pas mariées, le noeud était blanc pour les familles aisées ;
rouge à Geispolsheim et à motif écossais à Bitschhoffen; le noeud pouvait aussi être brodé ou broché. Un fois mariées les catholiques portaient un noeud noir dont la dimension était différente du noeud protestant. Le grand noeud noir se portait aussi en Allemagne dans la région du Bade-Wurtemberg.
Les danseuses du groupe folklorique portent la robe protestante à l'exception d'une danseuse qui porte porte la robe catholique. Le costume se compose d'un jupon et d'un panty blanc, d'un chemisier blanc, d'une jupe ("Rock" chez les protestantes et "Kutt" chez les catholiques) rouge surpiquée de trois rubans en velours noirs, d'un corselet cousu à la jupe ("Rockbruscht"), d'un plastron ("Bruschti" ou "d'gig" à Hoerdt), d'un tablier en soie noire brodé de petites fleurs, d'une collerette blanche dentelée ("Gaempel" ou "Nackmäntele") et de la coiffe à grand ruban noir ("Schlupfkapp" ou "Büschekapp" à Hoerdt). Par temps froid, le costume peut être complété d'une sorte de spencer appelé casaquin ("Kasaweck") ou d'un grand châle.

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